Les Seances de Septembre 2026 a 17 h 30

L'Application des peines" explore la vie après la prison et la réinsertion d'un homme marqué par ses peines, à travers une narration intime et réaliste.
    Résumé et intrigue

    Le roman suit Édouard Bonnefoy, un homme ayant été incarcéré à cinq reprises pour divers délits, qui, à quarante ans, espère que ce séjour sera le dernier cequejendis.frcequejendis.fr. Le récit décrit son retour à la vie familiale : reconquérir un père honteux, retrouver un fils presque inconnu et affronter un frère qu’il admire www.lesavrils.frwww.lesavrils.fr+1. L’histoire se concentre sur la réinsertion sociale, la reconstruction personnelle et les difficultés à retrouver des repères après la prison BabelioBabelio.
    Cadre et réalisme

    Didier Castino plonge le lecteur dans l’univers carcéral avec un réalisme saisissant : les bruits, les odeurs, les attentes interminables pour un parloir ou un repas, et les trafics internes à la prison BabelioBabelio. Le roman montre également la tentation de l’argent facile et les amitiés douteuses nouées derrière les barreaux, tout en soulignant que la prison laisse des traces indélébiles sur ceux qui y ont été BabelioBabelio.
    Style et narration

    Le livre adopte une forme textuelle atypique, sans prologue, épilogue ni chapitres cequejendis.frcequejendis.fr. Deux narrateurs se partagent la parole : Édouard, à la première personne, et Hervé, l’écrivain et ami d’Édouard, à la troisième personne cequejendis.frcequejendis.fr. Cette alternance permet de mêler témoignage personnel et regard extérieur, créant un dialogue entre deux mondes opposés cequejendis.frcequejendis.fr. La narration est fluide, dense et empreinte de pudeur, reflétant la fragilité et la force du personnage central BabelioBabelio+1.
    Thèmes principaux
        Réinsertion et résilience : le roman explore comment un homme peut reconstruire sa vie après de longues peines de prison BabelioBabelio+1.
        Relations familiales : la confrontation avec le père, le fils et le frère met en lumière les tensions et les espoirs liés aux liens familiaux www.lesavrils.frwww.lesavrils.fr+1.
        Humanité et justice sociale : Castino, par son expérience en milieu carcéral, offre une approche sensible et réaliste des inégalités et des difficultés rencontrées par les détenus FnacFnac+1.
    Conclusion

    "L'Application des peines" est un roman poignant et réfléchi, qui combine réalisme social, introspection et humanité. Didier Castino y propose une réflexion sur la prison, la réinsertion et la capacité de l’homme à se reconstruire malgré les erreurs passées, tout en offrant une écriture dense et élégante qui capte l’attention du lecteur du début à la fin BabelioBabelio+1.
   

 Marc Bloch, né le 6 juillet 1886 à Lyon[1] et mort le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans dans le département français de l'Ain, est un historien et un résistant français.

Spécialiste d'histoire médiévale, il fonde avec Lucien Febvre, moderniste, les Annales. Histoire, Sciences sociales en 1929. Cette revue est à la base de l'École des Annales, un courant historiographique qui marque un renouvellement des études historiques par ses démarches transdisciplinaires et portées sur l'histoire globale, l'histoire économique, et la longue durée.

Ancien combattant de la Première Guerre mondiale et de la Seconde Guerre mondiale, Marc Bloch est décoré de la Légion d'honneur à titre militaire, de la croix de guerre 1914-1918 (avec quatre citations) et de la croix de guerre 1939-1945 (avec une citation). Il prend part à la bataille de France en 1940. Après la défaite, il est victime des lois antisémites du régime de Vichy et perd son poste à la Sorbonne. Réfugié en zone libre, il exerce un temps à Clermont-Ferrand et Montpellier, dans des conditions précaires. Il rejoint la Résistance durant l'occupation de la France, passant à la clandestinité en 1943. Devenu un dirigeant régional important au sein des Mouvements unis de la Résistance, Marc Bloch est arrêté le 8 mars 1944 lors d’une opération menée par la Gestapo de Lyon avec le concours du groupe de collaborateurs français. Torturé durant plusieurs mois, il est finalement exécuté par la Gestapo le 16 juin 1944.

Marc Bloch est l'auteur de plusieurs ouvrages majeurs, d'abord dans le champ de l'histoire médiévale, avec Les Rois thaumaturges (1924), Les Caractères originaux de l'histoire rurale française (1931) et La Société féodale (1939-1940). Il livre également, dans L'Étrange Défaite (rédigé en 1940, publié en 1946), un témoignage sur la campagne de France et l'effondrement de 1940. Enfin, il rédige Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien (écrit entre 1941 et 1943, publié inachevé à titre posthume en 1949), une réflexion théorique sur la méthode de la discipline historique.

Bien que discret sur ses engagements politiques, Bloch s'est toujours impliqué aux côtés des luttes de gauche (mouvement ouvrier puis lutte antifasciste). Avec son épouse Simonne, il entre au Panthéon le 23 juin 2026.
Biographie
Origines : une famille de juifs alsaciens ayant opté pour la France en 1871

Marc Léopold Benjamin Bloch est issu d'une famille bourgeoise[2] de juifs alsaciens ayant choisi[3],[4] en 1871 de quitter les territoires annexés par l'Empire allemand afin de rester français. L'ancêtre de la famille est Getschel (Gabriel) Bloch fils de Wolf, colporteur mort le 6 mai 1821 à Wintzenheim. Au début de L'Étrange Défaite, Étienne Bloch, fils de Marc, met en note la traduction d'une lettre en yiddish de l'arrière-grand-père de Marc Bloch, Getschel, soldat des armées de la République. La lettre, écrite à Mayence, est datée de juin 1793 (mois de Tamuz de l'an 5554) : « Nous avons été les premiers - les Volontaires, et les Allemands ont ouvert le feu sur nous. (…) Je pense que c'est grâce à vos bonnes actions et à celles de nos ancêtres que nous avons pu y échapper. (…) Je dois vous faire savoir que dans deux villages la population nous a offert de la bière et du pain. Nous n'avons pas pu nous arrêter, car nous avons attaqué avec impétuosité les hauteurs de Mayence. Je n'aurais pas souhaité vous y voir. Et Dieu, que Son Nom soit loué, nous a dirigé sur la bonne voie. Qu'il veuille toujours protéger les Juifs contre tout malheur. »

Le grand-père paternel de Marc Bloch, Marx Bloch, né lui aussi à Wintzenheim, instituteur puis directeur d’école juive à Strasbourg. Il épouse Rose Rosalie Aron, originaire de Soultz-sous-Forêts.

Marc Bloch est le fils de Gustave Bloch, normalien (ENS), historien de la Grèce antique et Rome antique, mais aussi de la Gaule, auteur d'une Cité grecque[5], devenu professeur d'histoire ancienne à l'université de Lyon, puis à Paris, à l'ENS et à la Sorbonne et dont la renommée est considérable, et de son épouse Sara Ebstein (1858-1941)[6], originaire de Frœningen.


Les Seances de juin 2026

"Cristal qui songe" est un roman de science-fiction de Theodore Sturgeon publié en 1950, explorant la différence, les pouvoirs psychiques et des cristaux mystérieux capables de rêver et de créer la vie.
Résumé de l'intrigue
Le roman suit Horty Bluett, un jeune garçon adopté et maltraité par ses parents, qui est renvoyé de l'école pour avoir mangé des fourmis. Après un accident qui lui coûte trois doigts, il fugue et trouve refuge dans un cirque ambulant dirigé par Pierre Ganneval, surnommé "le Cannibale", un ancien médecin misanthrope. Horty se lie d'amitié avec deux naines, Zena et Bunny, qui le protègent et l'intègrent à la troupe.
Wikipedia
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Au sein du cirque, Horty découvre la collection de cristaux mystérieux du Cannibale. Ces pierres possèdent des pouvoirs extraordinaires, capables de rêver et de reproduire des êtres vivants, comme des arbres, des animaux, et potentiellement des humains. Le Cannibale, obsédé par le pouvoir de ces cristaux, tente de les exploiter pour assouvir sa haine et son désir de contrôle, révélant un rapport cruel mais fascinant entre l'homme et ces pierres vivantes.
Babelio
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Thèmes principaux

    La différence et l'acceptation : Horty et les membres du cirque sont perçus comme des "monstres" par la société, mais ils démontrent une humanité profonde.
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    Pouvoir et responsabilité : Les cristaux représentent un pouvoir immense et mystérieux, et le Cannibale illustre les dangers de l'exploitation de ce pouvoir.
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    Psychisme et perception : Le roman explore les capacités psychiques et l'intuition, notamment à travers la relation d'Horty avec les cristaux et son double sens.
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    Fantastique et science-fiction : Les cristaux qui rêvent et créent la vie introduisent un élément de merveilleux et de réflexion sur la nature de la conscience et de la vie.
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    Sources 2

Contexte littéraire
Publié initialement en 1950 sous le titre anglais "The Dreaming Jewels", le roman est considéré comme un classique de la science-fiction et de la littérature fantastique. Theodore Sturgeon y développe des thèmes qu'il approfondira dans "Les plus qu'humains", notamment la différence, la tolérance et les capacités surhumaines. Le livre a été salué pour son originalité, sa profondeur psychologique et son exploration des relations humaines à travers un prisme fantastique.
Wikipedia
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En résumé, "Cristal qui songe" est une œuvre qui mêle aventure, fantastique et réflexion sur l'humanité, centrée sur un jeune héros confronté à la cruauté et à la magie des cristaux vivants.

 

Lundi 11 Mai 2026 à 17 h


 Chers toutes et tous,

Dans le cadre de notre séance "Les écrivains voyageurs" , c'est Karin
HUET qui nous fait le plaisir de sa visite.

Originaire des côtes d'Armor, elle a passé une partie de son enfance en
Polynésie française et réalise régulièrement des voyages "autour de la
mer" notamment en Kayak dont elle tire ses récits . Auteur de romans, de
poèmes et de récits ethnographiques ou de voyage, elle nous parlera en
particulier de son dernier ouvrage : paru en 2024 " l'Âne et la routo"

Une belle soirée en perspective! A bientôt donc.

Bien amicalement

Elisabeth

Les Seances de Mars 2026



Le 20 septembre 1519, Magellan entreprenait depuis Séville le premier grand voyage autour du monde. Ce 500e anniversaire est l'occasion de découvrir l'une des meilleures biographies consacrées à ce navigateur légendaire, celle de Stefan Zweig.
La seule traduction de ce récit datait de près de soixante ans. Une nouvelle version s'imposait, plus proche du texte original. Elle a été confiée à Françoise Wuilmart, traductrice de renom et spécialiste du grand écrivain autrichien, qui procède à une véritable redécouverte de l’œuvre.
L'art du romancier se déploie pleinement dans cette odyssée biographique. Zweig nous plonge dans une aventure sans pareille, au cœur des affrontements, rivalités et mutineries qui ont émaillé cette traversée encore jalonnée d'autres épreuves - froid polaire, tempêtes, faim et maladies. Mais rien n'est venu à bout de la détermination du Portugais qui avait convaincu le roi d'Espagne Charles Quint de soutenir ce projet fou : prouver qu'« il existe un passage conduisant de l'océan Atlantique à l'océan Indien » : « Donnez-moi une flotte et je vous le montrerai : je ferai le tour de la Terre en allant de l'est à l'ouest ! » C'était sans compter l'océan Pacifique, dont les Européens ignoraient encore l'existence.
L'expédition se terminera trois ans plus tard, sur un rafiot ne comptant plus qu'une vingtaine d'hommes sur les 265 embarqués à Séville, et sans Magellan lui-même, tué lors d'un combat avec des indigènes sur une île des Philippines. Mais elle a abouti, en ouvrant la route des Épices, à une découverte considérable pour l'histoire de l'humanité.
Cette aventure est aussi celle d'un destin entraîné par une volonté sans mesure. Un de ces exploits qui illustrent pour Zweig la conscience créatrice des hommes, prouvant qu'« une idée animée par le génie et portée par la passion est plus forte que tous les éléments réunis » et sert le progrès de la connaissance et le besoin humain de dépassement de soi.







 Publié en 1931, "Les Vagues" ("The Waves") fut traduit par Marguerite Yourcenar en 1937. Paru en 2020, le présent volume, préfacé par Mona Ozouf, propose la traduction de Cécile Wajsbrot (1993).
Le roman consiste en monologues parlés par six personnages, et interrompus par neuf brefs interludes à la troisième personne, qui détaillent une scène côtière à différents moments du jour, de l'aube au crépuscule.        

Ces voix qui s'entremêlent sans jamais se toucher, ces personnages qui n'en sont pas parce qu'ils ne sont que des paroles, cette quête désespérée d'une unité du moi, tantôt approchée, tantôt éloignée, ce mouvement de la vague, va-et-vient des personnages les uns vers les autres et vers eux-mêmes, ce rythme qui fait oublier qui parle parce que Bernard, Neville, Louis, Suzanne, Jinny et Rhoda sont une seule voix même s'il y a des restes de personnages, des situations particulières irréductiblement différentes, Bernard qui raconte des histoires, qui prend la parole au point de la monopoliser à la fin du roman, Bernard qui est une vague, tantôt trouvant le calme de la solitude, un rivage possible, puis retrouvant les détails de la vie ordinaire qui lui font raconter des histoires, se perdre, n'être plus que Bernard qui écrit des phrases dans un carnet, Neville qui aime, Suzanne qui s'enracine, devient un arbre, Louis qui efface son accent australien, Jinny qui n'est qu'un corps, Rhoda qui est un fantôme sans visage. Mais tous sont des fantômes sans visage.

Il y a au coeur de ce roman une absence, la mort de Perceval, dont on n'entend jamais la voix mais qui est au centre de tout. Quelque chose flotte. Les personnages s'estompent et font place aux paysages. Perceval est mort et n'a jamais existé. J'ai la bizarre impression de ne pouvoir parler de ce livre qu'en en prenant le style, cette constante analyse intérieure qui fait que quelque chose échappe toujours, et que quelque chose, c'est tout.

Il y a dans Les Vagues un condensé de l'expérience humaine moderne, cette avancée dans la vie où tout évolue sans vraiment changer, les souffrances et peut-être, mais ça semble moins sûr chez Virginia Woolf, les joies prenant juste plus de poids, mais les mardis succèdent aux lundis indéfiniment et les vagues ne cessent pas de se heurter contre le rivage. Il n'y a jamais de rupture dans ce texte, malgré ses six narrateurs que tout oppose et que tout réunit, ses descriptions de paysages qui viennent interrompre les monologues, les années qui passent de l'enfance à l'âge mûr. Même la mort de Perceval ne parvient pas à briser la monotonie du roman, parce que Perceval n'existait pas avant sa mort.

Nos vies, ma vie (comme les personnages de ce roman, j'oscille sans cesse entre mon identité personnelle et mon identité humaine) coulent sans que nous trouvions (sans que je trouve) qui nous sommes (qui je suis). Solitude à la fois irrémédiable et impossible, désirée et rejetée de toutes mes forces, comme l'appel de l'autre qui fait de moi à la fois un Neville disant à l'autre "viens plus près", et une Rhoda, que l'autre horrifie et qui se cache, se vampirise, et tout à coup, sans crier gare, se retrouve morte.

Lundi 3 Fevrier 2026 à 20 heures Spectacle a la Criée

Eugene Ionesco  "La lecon" Eugene Ionesco    Spectacle a la Criée
 La leçon est l'une des pièces les plus jouées et les plus lues d'Eugène Ionesco. Elle commence comme une satire hilarante de l'enseignement, pour faire allusion ensuite à de savantes théories linguistiques ; le ton, alors, change : la farce se termine en tragédie lorsque le professeur tue son élève. Mais cette tragédie est, elle aussi, parodique : chacun lui donne le sens qu'il veut. 


  Extrait
  LE PROFESSEUR : Les sons, Mademoiselle, doivent être saisis au vol par les ailes pour qu’ils ne tombent pas dans les oreilles des sourds. Par conséquent, lorsque vous vous décidez d’articuler, il est recommandé, dans la mesure du possible, de lever très haut le cou et le menton, de vous élever sur la pointe des pieds […] et d’émettre les sons très haut et de toute la force de vos cordes vocales. Comme ceci : regardez : « Papillon », « Euréka », « Trafalgar », « papi, papa ». De cette façon, les sons remplis d’un air chaud plus léger que l’air environnant voltigeront, voltigeront sans plus risquer de tomber dans les oreilles des sourds qui sont les véritables gouffres, les tombeaux des sonorités. Si vous émettez plusieurs sons à une vitesse accélérée, ceux-ci s’agripperont les uns aux autres automatiquement, constituant ainsi des syllabes, des mots, à la rigueur des phrases, c’est-à-dire des groupements plus ou moins importants, des assemblages purement irrationnels de sons, dénués de tout sens, mais justement pour cela capable de se maintenir sans danger à une altitude élevée dans les airs. Seuls tombent les mots chargés de signification, alourdis par leur sens, qui finissent toujours par succomber, s’écrouler… 

Les Seances de Janvier 2026

Comme dans "Les lunettes d'or et autres histoires de Ferrare", c'est encore de la société provinciale italienne que Giorgio Bassani nous donne, autour d'une énigmatique figure de jeune fille, un tableau minutieux et concret, mais en même temps voilé de brume. Quand le livre s'achève, tout a été dit. Cependant, pour le lecteur comme pour le narrateur, se posent des questions sans réponse, et l'on se rend compte que c'est une visite au royaume des morts que l'on vient de faire; la mélancolie vient assombrir le décor d'un passé irrémédiablement perdu.
"Le Jardin des Finzi-Contini" est un roman singulièrement envoûtant, car c'est surtout celui des relations humaines complexes qui finalement demeurent en suspens : celles qui lient le narrateur à l'insaisissable Micol, celle-ci à son frère Alberto, l'amitié trouble d'Alberto pour le Milanais Malnate, ou celle difficile du protagoniste pour ces deux jeunes gens.
Et tout autour d'eux, il y a, extraordinairement vivant, le microcosme de la Ferrare bassanienne, dont se détache, aristocratique et solitaire, la famille Finzi-Contini, séparée du monde par les murs de son immense jardin planté d'essences rares. L'assaut des discriminations raciales et des persécutions, dont on voit lentement se resserrer l'étau, semble un instant devoir combler le fossé qui s'ouvre entre elle et ses compagnons de malheur, mais il ne fait en réalité que le creuser davantage ; comme si , depuis toujours, les Finzi-Contini avaient attendu ce tragique signe d'élection, comme si tout leur orgueil n'avait été que celui de s'acheminer, les yeux grands ouverts, tête haute, vers le brasier qui réduit en cendres une époque. Et finalement, vue à travers la poésie de Bassani, la communauté israélite de Ferrare devient le symbole de la société humaine.
(4e de couverture)


Notre prochaine réunion approche à grands pas et c'est un florilège d'ouvrages qui nous sera présenté lundi prochain.

E   En voici la liste.


-      « L’affaire de la rue Transnonain » de Jérôme Chantreau 

-      « Je ne te verrai pas mourir » de Munoz Molina 

-      « Âme brisée » de Akira Mizubayashi 

-      « Et dans l’éternité je ne m’ennuierai pas » de Paul Veyne

-      « Les vestiges des jours » de Ishiguro.

-      « James » de Perceval Everett 

-      « L’Homme ralenti » de J.M. Coetzee

       A très bientôt donc

    Bien amicalement

    Elisabeth