DIRELIRE, le café littéraire de Marseille

Manu Factory 4 rue du Lacydon Marseille 13002 tel 06 04 53 01 25 e-mail markusofmars@gmail.com

Derniere nouvelles

 

Chers toutes et tous

Cet été éprouvant nous aura amenés à de nombreux confinements mais  nous aura ainsi permis d'avancer dans la découverte de notre programme 26-27

Le 14 septembre , Didier Castino nous fait une fois encore le plaisir de sa  visite ; il nous présentera :"L'application des peines", ouvrage commenté par Télérama. Après des études de lettres à Aix en Provence , il s'engage dans l'enseignement en tant que professeur de lettres modernes. Il intervient également en milieu carcéral pour assurer des cours et animer des ateliers d'écriture. Auteur de plusieurs romans ainsi que d'ouvrages collectifs, il a fait l'objet de plusieurs distinctions dont le prix du premier roman pour "Après le Silence" en 2015.

Une très belle soirée en perspective, 

Au plaisir de nous retrouver bientôt à 17h chez ManuFactory.

Bien amicalement

Elisabeth


0 commentaires

Les Seances de Septembre 2026 a 17 h 30

L'Application des peines" explore la vie après la prison et la réinsertion d'un homme marqué par ses peines, à travers une narration intime et réaliste.
    Résumé et intrigue

    Le roman suit Édouard Bonnefoy, un homme ayant été incarcéré à cinq reprises pour divers délits, qui, à quarante ans, espère que ce séjour sera le dernier cequejendis.frcequejendis.fr. Le récit décrit son retour à la vie familiale : reconquérir un père honteux, retrouver un fils presque inconnu et affronter un frère qu’il admire www.lesavrils.frwww.lesavrils.fr+1. L’histoire se concentre sur la réinsertion sociale, la reconstruction personnelle et les difficultés à retrouver des repères après la prison BabelioBabelio.
    Cadre et réalisme

    Didier Castino plonge le lecteur dans l’univers carcéral avec un réalisme saisissant : les bruits, les odeurs, les attentes interminables pour un parloir ou un repas, et les trafics internes à la prison BabelioBabelio. Le roman montre également la tentation de l’argent facile et les amitiés douteuses nouées derrière les barreaux, tout en soulignant que la prison laisse des traces indélébiles sur ceux qui y ont été BabelioBabelio.
    Style et narration

    Le livre adopte une forme textuelle atypique, sans prologue, épilogue ni chapitres cequejendis.frcequejendis.fr. Deux narrateurs se partagent la parole : Édouard, à la première personne, et Hervé, l’écrivain et ami d’Édouard, à la troisième personne cequejendis.frcequejendis.fr. Cette alternance permet de mêler témoignage personnel et regard extérieur, créant un dialogue entre deux mondes opposés cequejendis.frcequejendis.fr. La narration est fluide, dense et empreinte de pudeur, reflétant la fragilité et la force du personnage central BabelioBabelio+1.
    Thèmes principaux
        Réinsertion et résilience : le roman explore comment un homme peut reconstruire sa vie après de longues peines de prison BabelioBabelio+1.
        Relations familiales : la confrontation avec le père, le fils et le frère met en lumière les tensions et les espoirs liés aux liens familiaux www.lesavrils.frwww.lesavrils.fr+1.
        Humanité et justice sociale : Castino, par son expérience en milieu carcéral, offre une approche sensible et réaliste des inégalités et des difficultés rencontrées par les détenus FnacFnac+1.
    Conclusion

    "L'Application des peines" est un roman poignant et réfléchi, qui combine réalisme social, introspection et humanité. Didier Castino y propose une réflexion sur la prison, la réinsertion et la capacité de l’homme à se reconstruire malgré les erreurs passées, tout en offrant une écriture dense et élégante qui capte l’attention du lecteur du début à la fin BabelioBabelio+1.
   

 Marc Bloch, né le 6 juillet 1886 à Lyon[1] et mort le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans dans le département français de l'Ain, est un historien et un résistant français.

Spécialiste d'histoire médiévale, il fonde avec Lucien Febvre, moderniste, les Annales. Histoire, Sciences sociales en 1929. Cette revue est à la base de l'École des Annales, un courant historiographique qui marque un renouvellement des études historiques par ses démarches transdisciplinaires et portées sur l'histoire globale, l'histoire économique, et la longue durée.

Ancien combattant de la Première Guerre mondiale et de la Seconde Guerre mondiale, Marc Bloch est décoré de la Légion d'honneur à titre militaire, de la croix de guerre 1914-1918 (avec quatre citations) et de la croix de guerre 1939-1945 (avec une citation). Il prend part à la bataille de France en 1940. Après la défaite, il est victime des lois antisémites du régime de Vichy et perd son poste à la Sorbonne. Réfugié en zone libre, il exerce un temps à Clermont-Ferrand et Montpellier, dans des conditions précaires. Il rejoint la Résistance durant l'occupation de la France, passant à la clandestinité en 1943. Devenu un dirigeant régional important au sein des Mouvements unis de la Résistance, Marc Bloch est arrêté le 8 mars 1944 lors d’une opération menée par la Gestapo de Lyon avec le concours du groupe de collaborateurs français. Torturé durant plusieurs mois, il est finalement exécuté par la Gestapo le 16 juin 1944.

Marc Bloch est l'auteur de plusieurs ouvrages majeurs, d'abord dans le champ de l'histoire médiévale, avec Les Rois thaumaturges (1924), Les Caractères originaux de l'histoire rurale française (1931) et La Société féodale (1939-1940). Il livre également, dans L'Étrange Défaite (rédigé en 1940, publié en 1946), un témoignage sur la campagne de France et l'effondrement de 1940. Enfin, il rédige Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien (écrit entre 1941 et 1943, publié inachevé à titre posthume en 1949), une réflexion théorique sur la méthode de la discipline historique.

Bien que discret sur ses engagements politiques, Bloch s'est toujours impliqué aux côtés des luttes de gauche (mouvement ouvrier puis lutte antifasciste). Avec son épouse Simonne, il entre au Panthéon le 23 juin 2026.
Biographie
Origines : une famille de juifs alsaciens ayant opté pour la France en 1871

Marc Léopold Benjamin Bloch est issu d'une famille bourgeoise[2] de juifs alsaciens ayant choisi[3],[4] en 1871 de quitter les territoires annexés par l'Empire allemand afin de rester français. L'ancêtre de la famille est Getschel (Gabriel) Bloch fils de Wolf, colporteur mort le 6 mai 1821 à Wintzenheim. Au début de L'Étrange Défaite, Étienne Bloch, fils de Marc, met en note la traduction d'une lettre en yiddish de l'arrière-grand-père de Marc Bloch, Getschel, soldat des armées de la République. La lettre, écrite à Mayence, est datée de juin 1793 (mois de Tamuz de l'an 5554) : « Nous avons été les premiers - les Volontaires, et les Allemands ont ouvert le feu sur nous. (…) Je pense que c'est grâce à vos bonnes actions et à celles de nos ancêtres que nous avons pu y échapper. (…) Je dois vous faire savoir que dans deux villages la population nous a offert de la bière et du pain. Nous n'avons pas pu nous arrêter, car nous avons attaqué avec impétuosité les hauteurs de Mayence. Je n'aurais pas souhaité vous y voir. Et Dieu, que Son Nom soit loué, nous a dirigé sur la bonne voie. Qu'il veuille toujours protéger les Juifs contre tout malheur. »

Le grand-père paternel de Marc Bloch, Marx Bloch, né lui aussi à Wintzenheim, instituteur puis directeur d’école juive à Strasbourg. Il épouse Rose Rosalie Aron, originaire de Soultz-sous-Forêts.

Marc Bloch est le fils de Gustave Bloch, normalien (ENS), historien de la Grèce antique et Rome antique, mais aussi de la Gaule, auteur d'une Cité grecque[5], devenu professeur d'histoire ancienne à l'université de Lyon, puis à Paris, à l'ENS et à la Sorbonne et dont la renommée est considérable, et de son épouse Sara Ebstein (1858-1941)[6], originaire de Frœningen.


0 commentaires

Les Seances de juin 2026

"Cristal qui songe" est un roman de science-fiction de Theodore Sturgeon publié en 1950, explorant la différence, les pouvoirs psychiques et des cristaux mystérieux capables de rêver et de créer la vie.
Résumé de l'intrigue
Le roman suit Horty Bluett, un jeune garçon adopté et maltraité par ses parents, qui est renvoyé de l'école pour avoir mangé des fourmis. Après un accident qui lui coûte trois doigts, il fugue et trouve refuge dans un cirque ambulant dirigé par Pierre Ganneval, surnommé "le Cannibale", un ancien médecin misanthrope. Horty se lie d'amitié avec deux naines, Zena et Bunny, qui le protègent et l'intègrent à la troupe.
Wikipedia
+2

Au sein du cirque, Horty découvre la collection de cristaux mystérieux du Cannibale. Ces pierres possèdent des pouvoirs extraordinaires, capables de rêver et de reproduire des êtres vivants, comme des arbres, des animaux, et potentiellement des humains. Le Cannibale, obsédé par le pouvoir de ces cristaux, tente de les exploiter pour assouvir sa haine et son désir de contrôle, révélant un rapport cruel mais fascinant entre l'homme et ces pierres vivantes.
Babelio
+1
Thèmes principaux

    La différence et l'acceptation : Horty et les membres du cirque sont perçus comme des "monstres" par la société, mais ils démontrent une humanité profonde.
    1
    Pouvoir et responsabilité : Les cristaux représentent un pouvoir immense et mystérieux, et le Cannibale illustre les dangers de l'exploitation de ce pouvoir.
    1
    Psychisme et perception : Le roman explore les capacités psychiques et l'intuition, notamment à travers la relation d'Horty avec les cristaux et son double sens.
    1
    Fantastique et science-fiction : Les cristaux qui rêvent et créent la vie introduisent un élément de merveilleux et de réflexion sur la nature de la conscience et de la vie.
    2
    Sources 2

Contexte littéraire
Publié initialement en 1950 sous le titre anglais "The Dreaming Jewels", le roman est considéré comme un classique de la science-fiction et de la littérature fantastique. Theodore Sturgeon y développe des thèmes qu'il approfondira dans "Les plus qu'humains", notamment la différence, la tolérance et les capacités surhumaines. Le livre a été salué pour son originalité, sa profondeur psychologique et son exploration des relations humaines à travers un prisme fantastique.
Wikipedia
+2

En résumé, "Cristal qui songe" est une œuvre qui mêle aventure, fantastique et réflexion sur l'humanité, centrée sur un jeune héros confronté à la cruauté et à la magie des cristaux vivants.

 

0 commentaires

Lundi 11 Mai 2026 à 17 h


 Chers toutes et tous,

Dans le cadre de notre séance "Les écrivains voyageurs" , c'est Karin
HUET qui nous fait le plaisir de sa visite.

Originaire des côtes d'Armor, elle a passé une partie de son enfance en
Polynésie française et réalise régulièrement des voyages "autour de la
mer" notamment en Kayak dont elle tire ses récits . Auteur de romans, de
poèmes et de récits ethnographiques ou de voyage, elle nous parlera en
particulier de son dernier ouvrage : paru en 2024 " l'Âne et la routo"

Une belle soirée en perspective! A bientôt donc.

Bien amicalement

Elisabeth

0 commentaires

la seance d'Avril 2026


 

0 commentaires

Les Seances de Mars 2026

Au sein de cette description de la campagne méridionale, Levi effectue un travail anthropologique[2]. Parmi les nombreuses descriptions du folklore et des conditions de vie des habitants, une large partie est destinée à la pratique de ce que l'on pourrait appeler de la « magie » par les habitants de Gagliano[2],[9]. L'intérêt pour cet aspect de la vie des paysans attire Levi qui souhaite en savoir davantage sur ces pratiques « païennes »[9]. Ainsi, même le chien de l'auteur paraît dans le roman comme étant un être spécial auprès des habitants, ce qui découle sur l'auteur qui le décrit comme tel[9],[10]. Plus loin, il décrit une femme, Giulia, qui déclare avoir une certaine connaissance sur les sciences de la magie, comme une « strega ». Cette dernière lui racontant des histoires fantastiques et faisant des allusions à un monde surnaturel, l'insertion de ces faits peut montrer la volonté des méridionaux de s'évader de leurs conditions par ce biais[10].

Cet aspect de la magie, que l'on peut rattacher à de la superstition est aussi présente dans le domaine de la médecine où intervient Carlo Levi. Ainsi, les patients de l'écrivain utilisent des pratiques comme l'insertion de pièces sous la peau pour se protéger de maladies[2]. D'abord cachées au médecin, ces pratiques sont acceptées par l'auteur qui comprend l'intérêt de telles pratiques pour les habitants


Le 20 septembre 1519, Magellan entreprenait depuis Séville le premier grand voyage autour du monde. Ce 500e anniversaire est l'occasion de découvrir l'une des meilleures biographies consacrées à ce navigateur légendaire, celle de Stefan Zweig.
La seule traduction de ce récit datait de près de soixante ans. Une nouvelle version s'imposait, plus proche du texte original. Elle a été confiée à Françoise Wuilmart, traductrice de renom et spécialiste du grand écrivain autrichien, qui procède à une véritable redécouverte de l’œuvre.
L'art du romancier se déploie pleinement dans cette odyssée biographique. Zweig nous plonge dans une aventure sans pareille, au cœur des affrontements, rivalités et mutineries qui ont émaillé cette traversée encore jalonnée d'autres épreuves - froid polaire, tempêtes, faim et maladies. Mais rien n'est venu à bout de la détermination du Portugais qui avait convaincu le roi d'Espagne Charles Quint de soutenir ce projet fou : prouver qu'« il existe un passage conduisant de l'océan Atlantique à l'océan Indien » : « Donnez-moi une flotte et je vous le montrerai : je ferai le tour de la Terre en allant de l'est à l'ouest ! » C'était sans compter l'océan Pacifique, dont les Européens ignoraient encore l'existence.
L'expédition se terminera trois ans plus tard, sur un rafiot ne comptant plus qu'une vingtaine d'hommes sur les 265 embarqués à Séville, et sans Magellan lui-même, tué lors d'un combat avec des indigènes sur une île des Philippines. Mais elle a abouti, en ouvrant la route des Épices, à une découverte considérable pour l'histoire de l'humanité.
Cette aventure est aussi celle d'un destin entraîné par une volonté sans mesure. Un de ces exploits qui illustrent pour Zweig la conscience créatrice des hommes, prouvant qu'« une idée animée par le génie et portée par la passion est plus forte que tous les éléments réunis » et sert le progrès de la connaissance et le besoin humain de dépassement de soi.







 Publié en 1931, "Les Vagues" ("The Waves") fut traduit par Marguerite Yourcenar en 1937. Paru en 2020, le présent volume, préfacé par Mona Ozouf, propose la traduction de Cécile Wajsbrot (1993).
Le roman consiste en monologues parlés par six personnages, et interrompus par neuf brefs interludes à la troisième personne, qui détaillent une scène côtière à différents moments du jour, de l'aube au crépuscule.        

Ces voix qui s'entremêlent sans jamais se toucher, ces personnages qui n'en sont pas parce qu'ils ne sont que des paroles, cette quête désespérée d'une unité du moi, tantôt approchée, tantôt éloignée, ce mouvement de la vague, va-et-vient des personnages les uns vers les autres et vers eux-mêmes, ce rythme qui fait oublier qui parle parce que Bernard, Neville, Louis, Suzanne, Jinny et Rhoda sont une seule voix même s'il y a des restes de personnages, des situations particulières irréductiblement différentes, Bernard qui raconte des histoires, qui prend la parole au point de la monopoliser à la fin du roman, Bernard qui est une vague, tantôt trouvant le calme de la solitude, un rivage possible, puis retrouvant les détails de la vie ordinaire qui lui font raconter des histoires, se perdre, n'être plus que Bernard qui écrit des phrases dans un carnet, Neville qui aime, Suzanne qui s'enracine, devient un arbre, Louis qui efface son accent australien, Jinny qui n'est qu'un corps, Rhoda qui est un fantôme sans visage. Mais tous sont des fantômes sans visage.

Il y a au coeur de ce roman une absence, la mort de Perceval, dont on n'entend jamais la voix mais qui est au centre de tout. Quelque chose flotte. Les personnages s'estompent et font place aux paysages. Perceval est mort et n'a jamais existé. J'ai la bizarre impression de ne pouvoir parler de ce livre qu'en en prenant le style, cette constante analyse intérieure qui fait que quelque chose échappe toujours, et que quelque chose, c'est tout.

Il y a dans Les Vagues un condensé de l'expérience humaine moderne, cette avancée dans la vie où tout évolue sans vraiment changer, les souffrances et peut-être, mais ça semble moins sûr chez Virginia Woolf, les joies prenant juste plus de poids, mais les mardis succèdent aux lundis indéfiniment et les vagues ne cessent pas de se heurter contre le rivage. Il n'y a jamais de rupture dans ce texte, malgré ses six narrateurs que tout oppose et que tout réunit, ses descriptions de paysages qui viennent interrompre les monologues, les années qui passent de l'enfance à l'âge mûr. Même la mort de Perceval ne parvient pas à briser la monotonie du roman, parce que Perceval n'existait pas avant sa mort.

Nos vies, ma vie (comme les personnages de ce roman, j'oscille sans cesse entre mon identité personnelle et mon identité humaine) coulent sans que nous trouvions (sans que je trouve) qui nous sommes (qui je suis). Solitude à la fois irrémédiable et impossible, désirée et rejetée de toutes mes forces, comme l'appel de l'autre qui fait de moi à la fois un Neville disant à l'autre "viens plus près", et une Rhoda, que l'autre horrifie et qui se cache, se vampirise, et tout à coup, sans crier gare, se retrouve morte.

0 commentaires

Lundi 3 Fevrier 2026 à 20 heures Spectacle a la Criée

Eugene Ionesco  "La lecon" Eugene Ionesco    Spectacle a la Criée
 La leçon est l'une des pièces les plus jouées et les plus lues d'Eugène Ionesco. Elle commence comme une satire hilarante de l'enseignement, pour faire allusion ensuite à de savantes théories linguistiques ; le ton, alors, change : la farce se termine en tragédie lorsque le professeur tue son élève. Mais cette tragédie est, elle aussi, parodique : chacun lui donne le sens qu'il veut. 


  Extrait
  LE PROFESSEUR : Les sons, Mademoiselle, doivent être saisis au vol par les ailes pour qu’ils ne tombent pas dans les oreilles des sourds. Par conséquent, lorsque vous vous décidez d’articuler, il est recommandé, dans la mesure du possible, de lever très haut le cou et le menton, de vous élever sur la pointe des pieds […] et d’émettre les sons très haut et de toute la force de vos cordes vocales. Comme ceci : regardez : « Papillon », « Euréka », « Trafalgar », « papi, papa ». De cette façon, les sons remplis d’un air chaud plus léger que l’air environnant voltigeront, voltigeront sans plus risquer de tomber dans les oreilles des sourds qui sont les véritables gouffres, les tombeaux des sonorités. Si vous émettez plusieurs sons à une vitesse accélérée, ceux-ci s’agripperont les uns aux autres automatiquement, constituant ainsi des syllabes, des mots, à la rigueur des phrases, c’est-à-dire des groupements plus ou moins importants, des assemblages purement irrationnels de sons, dénués de tout sens, mais justement pour cela capable de se maintenir sans danger à une altitude élevée dans les airs. Seuls tombent les mots chargés de signification, alourdis par leur sens, qui finissent toujours par succomber, s’écrouler… 

0 commentaires
Articles plus anciens Accueil
Inscription à : Articles (Atom)

Nous contacter

direlirecafe@gmail.com

Archive

  • septembre 2026 (1)
  • août 2026 (1)
  • mai 2026 (2)
  • avril 2026 (1)
  • février 2026 (1)
  • janvier 2026 (1)
  • décembre 2025 (1)
  • novembre 2025 (1)
  • octobre 2025 (1)
  • août 2025 (1)
  • mai 2020 (1)
  • juin 2019 (1)
  • mars 2019 (1)
  • février 2019 (1)
  • janvier 2015 (1)
  • mars 2014 (1)
  • décembre 2013 (1)
  • octobre 2013 (1)
  • juillet 2013 (1)
  • avril 2013 (2)
  • mars 2013 (3)
  • juin 2012 (3)
  • avril 2012 (3)
  • mars 2012 (2)
  • février 2012 (2)
  • janvier 2012 (2)
  • décembre 2011 (11)
  • mai 2011 (1)
  • avril 2011 (3)
  • mars 2011 (3)
  • février 2011 (2)
  • septembre 2010 (1)
  • juin 2010 (1)
  • avril 2010 (3)
  • mars 2010 (1)
  • juin 2009 (2)
  • mars 2009 (1)
  • février 2009 (2)
  • décembre 2008 (1)
  • novembre 2008 (1)
  • octobre 2008 (1)
  • septembre 2008 (1)
  • mai 2008 (2)
  • avril 2008 (1)
  • mars 2008 (1)
  • février 2008 (2)
  • décembre 2007 (2)
  • novembre 2007 (1)
  • octobre 2007 (2)
  • septembre 2007 (1)
  • juin 2007 (2)
  • mai 2007 (1)
  • avril 2007 (1)
  • mars 2007 (2)
  • janvier 2007 (2)
  • décembre 2006 (3)
  • novembre 2006 (5)
  • octobre 2006 (2)
  • juin 2006 (2)
  • mai 2006 (2)
  • avril 2006 (1)
  • mars 2006 (1)
  • février 2006 (1)
  • décembre 2005 (1)
  • novembre 2005 (6)
  • octobre 2005 (1)
  • mai 2005 (2)
  • novembre 2004 (2)
  • octobre 2004 (1)
  • mai 2004 (1)
  • avril 2004 (1)
  • mars 2004 (2)
  • novembre 2003 (1)
  • septembre 2003 (1)
  • mai 2003 (4)
  • avril 2003 (1)
  • mars 2003 (1)
  • janvier 2003 (1)
  • octobre 2002 (2)
  • septembre 2002 (2)
  • janvier 2002 (1)
  • décembre 2001 (1)

Tous les articles (par ordre alphabétique des Auteurs)

  • A propos de Delire D'amour
  • agustin gomez arcos
  • Andric Ivo
  • Angot Christine
  • Ann Schaffer-Annie Barrows
  • Apollinaire Guillaume
  • Arendt Hannah
  • Augustin Gomez-Arcos
  • Bachelard Gaston
  • Bassani Giorgio
  • Bergounioux
  • Bernhard Thomas
  • Beroul
  • Billet D'humeur
  • Boulgakov Mikhail
  • Camus Albert
  • Cercas Javier
  • Cervantes Miguel
  • Césaire Aimé
  • Char René
  • Chateaubriand
  • Cheng François
  • Claudel Philippe
  • Coetzee J.M.
  • Cohen Albert
  • Consolo Vincenzo
  • D'alexis de Tocqueville
  • Delacroix
  • Diderot
  • Dongala Emmanuel Bio
  • Duras Marguerite
  • Edgard Guntzig
  • Erasme
  • Evenson Brian
  • Faulkner William
  • Flaubert Gustave
  • Fleischer Alain
  • Freud Sigmund
  • Friedrich Nietzsche
  • Gary Romain
  • Germain Sylvie
  • Giono Jean
  • Girard René
  • Gordimer Nadine
  • Harris Eddy
  • Harrison Jim
  • Houellebecq Michel
  • Hugo
  • Huxley Aldous
  • Huysmans Georges-Charles
  • Ian McEwan
  • Jarry Alfred
  • Jean Genet
  • Joyce James
  • Kafka Frank
  • Khadra Yasmina
  • Klemperer Victor
  • Kobo Abe
  • Kourouma Ahmadou
  • La Fontaine
  • Lacouture
  • Lafayette (Madame de)
  • Lakhous Amara
  • Levinas
  • Littell Jonathan
  • Llamazares Julio
  • Lovecraft Howard
  • Loy Rosetta
  • Manet Eduardo
  • Marcel Detienne
  • Mario Vargas Llosa
  • Marivaux
  • Mattéi Jean-François
  • Mc Cullers Carson
  • Michon Pierre
  • Mo Yan
  • Montaigne
  • More Thomas
  • Nerval Gérard
  • Nietzsche Friedrich
  • Nizan Paul
  • Noren
  • Nyssen Hubert
  • Oksanen Sofi
  • Oksanen Sofi 1
  • Pascal
  • Proust
  • Purge 1
  • Purge 2
  • René Fregni
  • Rimbaud Arthur
  • Rolin Olivier
  • Rulfo Juan
  • Sa Shan
  • Salvayre Lydie
  • Sansal Boualem
  • Saramago José
  • Sarraute Nathalie
  • Sartre Jean-Paul
  • Sciascia Leonardo
  • Steiner George
  • Svevo Italo
  • Tabucchi Antonio
  • Teru Miyamoto
  • Théâtre
  • Tocqueville Alexis de
  • Vargas Llosa Mario
  • Victor Segalen
  • Volpi Jorge
  • Walser Robert
  • Yacine Kateb
Fourni par Blogger.