Comment est né Direlire?

Voici douze ans déjà, en 1998, nous participions à un café philo dans un bistrot sur le Vieux-Port. Les échanges étaient parfois intéressants mais nous les trouvins peu structurés. D'où notre idée de réunir quelques personnes (un petit nombre) autour d'un livre choisi ensemble pour étudier l'auteur, son oeuvre et ce livre-là en particulier. Echanger nos points de vue, nos sentiments et nos réflexions, cette idée-là faisait son chemin.

Nous avions remarqué parmi les participants du café philo, une présence particulièrement intéressante par ses réactions originales. Cette dame était enseignante et avait animé un café littéraire à Cassis.

Nous nous sommes donc mis en rapport avec Annie Rouzoul qui a adhéré sans hésitation à notre projet. Etant donnée sa profession il nous a semblé judicieux qu'elle soit la présidente de l'association. Antoine Viquesnel était secrétaire et moi-même trésorière, puisque trésorière il fallait.

Nous avons donc créé cette association Direlire. Le lieu des réunions a été facilement trouvé à la Samaritaine, au premier étage, dans une petite salle réservée pour nous un dimanche matin par mois par un gérant aimable et intéressé par notre projet, Monsieur Giutta. Pour recruter les participants ce fut facile, en parlant autour de nous de regrouper une douzaine de personnes amies, parmi lesquelles Paulette Queyroy, Monique Bécour, ...

Les premiers livres choisis furent "Jacques le Fataliste" de Diderot, "Lituma dans les Andes" de Vargas Llosa, "Si c'est un homme" de Primo Levi, "Le testament français" d'Andréi Makine,...
C'était chaleureux, animé, passionnant. La plupart du temps nous déjeunions ensemble et la discussion se poursuivait.

Bientôt se joignirent à nous deux jeunes gens, Hervé et Christian, aimables et pleins de talent.
C'est grâce à aux que nous avons pu réaliser une soirée mémorable au théâtre de Lenche autour de la comédie musicale américaine, suivie d'un repas sur la place.

Puis le groupe s'est agrandi peu à peu pour devenir ce qu'il est à présent, fort de sa centaine de participants. Aux dimanches matin se sont ajoutés les lundi après-midi, au départ consacrés plus particulièrement aux essais.

Le site Internet a été créé en 2002 par Antoine, qui s'est occupé de l'édition des programmes de la saison.

Quant à moi, beaucoup plus dilettante, mais préente, j'ai eu beaucoup de plaisir à présenter "Le dit de Tanyi" de François Cheng et "Le ravissement de Lol V. Stein" de Marguerite Duras.


Maryvonne NICCOLAI